RSS

La lutte pour l’autodétermination de l’Ukraine

Entretien avec Yuliya Yurchenko, conduit par Ashley Smith Ashley Smith: Quelles sont les conditions de vie des Ukrainiens dans cette guerre ? Quel est l’état de la résistance militaire et civile à l’invasion de la Russie ? Yuliya Yurchenko: Tout d’abord, c’est vraiment bien de m’entretenir avec vous et de raconter l’histoire de cette guerre et de cette résistance d’un point de vue ukrainien et de gauche. Je pense que tout le monde sait que les bombardements russes ont gravement endommagé des villes entières, notamment Marioupol, et tué un nombre innombrable de

Le Pen : danger mortel

Jean-Luc Mélenchon a manqué le 2d tour à 400 000 voix. 400 000 voix qui auraient redonné espoir, confiance, et épargné au pays l’épreuve des jours qui nous séparent du 24 avril, marqués par un débat polarisé entre un président sortant au bilan catastrophique qui annonce vouloir encore durcir sa politique anti-sociale au service des plus riches, et une Marine Le Pen qui surfe sur le dégagisme mais sur fond de vernis social illusoire, avec le racisme comme boussole et des alliés néofascistes en Europe et dans le monde. Le bilan de

A ma·mon camarade antifasciste du second tour

Au premier abord, ça m’a gonflé. Et puis après, ça m’a inquiété. Maintenant, ça me fait carrément flipper. Je ne compte plus le nombre de commentaires de ce type : « Tu n’es pas clair, tu votes Macron ou pas ? » , « C’est super grave, il faut voter Macron. », « Si tu ne votes pas Macron, tu votes Le Pen. », « Tu ne vas pas voter Le Pen quand même ? », « Ne pas voter Macron, c’est user de son privilège de mâle blanc privilégié. ». Et j’en passe. Camarade, camarade antifasciste du

Contre l’impérialisme russe

Bien que la majorité de la gauche ait condamné l’invasion russe de l’Ukraine, l’unité du camp de gauche fait toujours défaut. Nous voudrions nous adresser à ceux de gauche qui s’en tiennent encore à la position des « torts partagés » qui considère la guerre comme une guerre inter-impérialiste. Il est grand temps que la gauche se réveille et fasse une « analyse concrète de la situation concrète » au lieu de reproduire les cadres usés de la guerre froide. Négliger l’impérialisme russe est une terrible erreur pour la gauche. C’est Poutine, et non l’OTAN,

Yannick Jadot ou « l’écologie pragmatique »

Yannick Jadot, eurodéputé, se présente sans cesse comme « le seul candidat écolo » de cette campagne des présidentielles. Le réchauffement de la planète, le dérèglement climatique, les grands problèmes environnementaux sont une préoccupation majeure d’une grande partie de la population. Pourtant Yannick Jadot est peu audible dans cette campagne, y compris sur ses thèmes de prédilection. « L’écologie n’est pas l’ennemi de l’économie » C’ est une citation d’une autre campagne, celle des européennes du tête de liste alors Yannick Jadot. Mais cette image d’un candidat, d’un leader politique « Macron compatible » colle à la

Avec le peuple ukrainien

Les villes et les campagnes ukrainiennes sont sous les bombes. Les civils sont pris pour cibles et jetés sur les routes de l’Europe, entraînant la mort de dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants tous les jours. L’invasion menée par l’armée russe, sur ordres de Vladimir Poutine, réveille les pires souvenirs de notre continent traumatisé par deux guerres mondiales. La solidarité avec le peuple ukrainien et les réfugiés fuyant cette guerre, quelles que soient leurs origines, va de soi pour nous, qui nous reconnaissons dans les combats de la gauche et

Fabien Roussel : camarade ? Pas camarade ?

Pour contrer l’argument effectivement très discutable du « vote utile », les partisans des « petits candidats » le soulignent, souvent à bon escient : ce qui est vraiment utile, c’est de « voter pour ses idées ». Bien sûr ! Reste à voir si cet argument fonctionne ou pas s’agissant du candidat de la « France des jours heureux » et du Parti communiste français. Avant d’examiner les « idées » portées par Fabien Roussel et censées justifier une candidature communiste indépendante – à la différence des deux campagnes présidentielles précédentes où le PCF avait soutenu Jean-Luc Mélenchon – il convient