RSS

Du rapport du GIEC au vote Jean Luc Mélenchon

Avant d’entrer dans les détails, je vais rappeler le fonctionnement du GIEC qui a conduit à la production en 2021 d’une 6ème synthèse sur les bases physiques du changement climatique de plus de 6000 pages et en 2022 de ces conséquences sur les agroécosystèmes et les populations tout aussi volumineuse. Créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), l’objectif du GIEC est de fournir aux gouvernements tous les informations scientifiques requises pour élaborer des politiques climatiques. Des milliers de scientifiques du monde entier contribuent aux travaux

Cri d’alarme, injustice climatique et voeux pieux. Comment lire le dernier rapport du GIEC ?

Le rapport du Groupe de travail II du GIEC sur les impacts et l’adaptation au changement climatique lance un cri d’alarme strident : la catastrophe est plus grave que projeté par les modèles, ses effets se manifestent plus vite et tous les risques grandissent. Les pauvres, les peuples indigènes, les femmes, les enfants et les personnes âgées sont de plus en plus menacés, surtout dans les pays du Sud global. Les politiques suivies pour limiter les dégâts sont inadéquates, vont à rebours de la soutenabilité et creusent les inégalités sociales.

La guerre en Ukraine et l’anti-impérialisme aujourd’hui. Une réponse à Gilbert Achcar

Partons de ce constat : il y a aujourd’hui, au sein de la gauche de gauche, celle qui s’est mobilisée contre les guerres impériales des dernières décennies, des approches différentes et, sur certains points, divergentes sur la guerre en Ukraine. En Europe et, plus largement, dans les pays « occidentaux » (ce terme problématique prend néanmoins dans ce contexte une signification plus précise), les positions de soutien à la Russie sont marginales. Même les partis communistes ouvertement nostalgiques de l’URSS tels que les partis grec et portugais ont condamné l’invasion russe, qualifiée de « guerre impérialiste », et souligné

Cuba 11 juillet 2021, « un avant » et «un après »…

Depuis l’explosion sociale du 11 juillet 2021 à Cuba, les interprétations des évènements relèvent plus des présupposés idéologiques de leurs auteurs que d’une analyse géopolitique. La crise tant de fois annoncée1/, espérée par certains, crainte par d’autres, est là. L’espoir suscité par l’ouverture initiée par Barak Obama d’une atténuation des sanctions économiques financières et commerciales brutales imposées depuis six décennies par Washington s’est révélé vain. La parenthèse Obama refermée, l’administration américaine est revenue à la doctrine exprimée par Georges W. Bush considérant « Cuba comme une menace pour la sécurité

De la difficulté d’une politique internationale altermondialiste

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a fait non seulement entrer l’Europe et probablement le monde dans une nouvelle ère, mais pose des questions fondamentales à la gauche et plus globalement à tous les progressistes. Elle oblige à redéfinir ce que pourrait être une politique internationale de gauche. D’un point de vue géopolitique, la situation actuelle est caractérisée par trois éléments principaux : une grande puissance anciennement hégémonique, les États-Unis, voulant sinon le redevenir, du moins garder la main pour conduire les affaires du monde ; un pays qui auparavant était co-gestionnaire 

Mémorandum sur une position anti-impérialiste radicale concernant la guerre en Ukraine

L’invasion russe de l’Ukraine est le deuxième moment déterminant de la nouvelle guerre froide dans laquelle le monde est plongé depuis le début du siècle par suite de la décision américaine d’élargir l’OTAN. Le premier moment déterminant a été l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003. Elle s’est soldée par un échec total dans la réalisation des objectifs impérialistes étatsuniens. Le prix que l’Irak a payé – et continue de payer avec les pays voisins – a été énorme, mais la propension de l’impérialisme étatsunien à envahir d’autres pays

Les bénéfices du CAC 40 explosent, les salarié·es exigent leur dû !

Vite, une autre répartition des richesses. Par un télescopage bienvenu, le jour où la Une de l’actualité, jeudi 10 février, était braquée sur les bénéfices du CAC 40, et notamment ceux de LVMH, les salarié·es de plusieurs entreprises de maroquinerie du groupe LVMH débrayaient pour exiger une revalorisation salariale, contre l’annualisation du temps de travail visant à faire disparaître les heures supplémentaires, mais aussi pour dénoncer l’augmentation des cadences et les pressions exercées sur les salarié·es, mettant à mal la prétendue « attention » de la direction à leur égard

Au Nicaragua, la dictature frappe de plus en plus fort

Depuis le 31 janvier, se sont ouverts les procès des prisonnier.e.s politiques incarcéré.e.s au printemps dernier dans lencadre de la préparation des élections générales (présidentielle et législatives) du 7 novembre 2021. En deux vagues successives, tou.te.s les dirigeant.e.s politiques et possibles candidat.e.s d’opposition jugé.e.s trop dangereux pour le caudillo Ortega avaient été mis hors d’état de nuire au régime. Détenu.e.s depuis mai 2021 dans des conditions inhumaines, au secret, ces opposant.e.s sont aujourd’hui présenté.e.s à des juges aux ordres, disposés à entériner les lourdes peines (jusqu’à 15 ans de prison)

Bernie Sanders pour « la résolution diplomatique de la crise ukrainienne ».

Alors que le rude face-à-face autour de l’Ukraine ne montre aucun signe de détente, le sénateur américain Bernie Sanders a pris la parole au Sénat jeudi 10 février pour lancer un appel passionné en faveur d’une solution diplomatique à la crise impliquant les Etats-Unis et la Russie, deux superpuissances nucléaires. Bernie Sanders (Indépendant du Vermont) a averti que l’Europe «pour la première fois en près de 80 ans est confrontée à la menace d’une invasion majeure» alors que les troupes russes se massent le long de la frontière ukrainienne. Faisant écho

Fabien Roussel, Don Quichotte d’un communisme introuvable

Un double mystère entoure la campagne de Fabien Roussel, le candidat du Parti communiste français pour la prochaine élection présidentielle. Comment un candidat qui recueille invariablement entre 1 et 3% dans les sondages d’opinion peut-il être autant invité dans les « grands » médias ? Comment le candidat d’un parti communiste peut-il recevoir à ce point les louanges de politicien·nes de droite voire de journalistes et d’idéologues réactionnaires ? C’est à dissiper ce double mystère que s’attache ici Paul Elek, ancien militant du PCF. Il montre en particulier que la campagne de Fabien Roussel,

La santé publique, un enjeu de démocratie

Rédigé à l’été 2021, pendant une accalmie de la crise sanitaire, le Manifeste 2022 pour la santé (éditions Odile Jacob) reprend les analyses du professeur André Grimaldi sur l’état du système de santé français tel qu’il a été révélé par la crise du COVID. Il verse au débat politique les plus importantes pistes de réflexion pour un véritable service public de santé. Dans quel état d’esprit a été rédigé le Manifeste pour la Santé 2022 ? Lors de la première vague, on a vu fonctionner un service public hospitalier tel