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Le Pen : danger mortel

Jean-Luc Mélenchon a manqué le 2d tour à 400 000 voix. 400 000 voix qui auraient redonné espoir, confiance, et épargné au pays l’épreuve des jours qui nous séparent du 24 avril, marqués par un débat polarisé entre un président sortant au bilan catastrophique qui annonce vouloir encore durcir sa politique anti-sociale au service des plus riches, et une Marine Le Pen qui surfe sur le dégagisme mais sur fond de vernis social illusoire, avec le racisme comme boussole et des alliés néofascistes en Europe et dans le monde. Le bilan de

A ma·mon camarade antifasciste du second tour

Au premier abord, ça m’a gonflé. Et puis après, ça m’a inquiété. Maintenant, ça me fait carrément flipper. Je ne compte plus le nombre de commentaires de ce type : « Tu n’es pas clair, tu votes Macron ou pas ? » , « C’est super grave, il faut voter Macron. », « Si tu ne votes pas Macron, tu votes Le Pen. », « Tu ne vas pas voter Le Pen quand même ? », « Ne pas voter Macron, c’est user de son privilège de mâle blanc privilégié. ». Et j’en passe. Camarade, camarade antifasciste du

La falsification « sociale » du programme de Le Pen

Certes Marine Le Pen et son Rassemblement National sont xénophobes versant raciste accentué. Cela suffirait à en faire un danger public, même si l’outrance d’un Zemmour a tendance à faire oublier l’ADN du mouvement post-fasciste. A tort, puisque si Marine Le Pen a accepté de se caler sur des amis comme le Hongrois Orban l’amenant à tempérer un peu les diatribes anti-européennes tout en exhalant un souverainisme mortifère, elle n’a pas bougé d’un millimètre sur ses sujets de prédilection : l’immigration cause de tous les maux, dont une insécurité présentée comme

Vous avez dit « fasciste » ?

Le 18 octobre, à l’invitation de son compère Robert Ménard, Eric Zemmour était à Béziers pour une séance de dédicace aux allures de meeting électoral. C’était l’occasion de préciser, en quelques fortes phrases sa conception du pouvoir, de sa finalité et de son exercice. Pour « relégitimer l’ordre et la discipline », pas seulement à l’école s’entend, mais bien au sein de toute la société, il faut imposer le pouvoir que l’on a conquis : « quand on a le pouvoir, il faut l’imposer ». Soit, mais encore : « aujourd’hui, nous avons des contre-pouvoirs qui sont

Le moment Zemmour

Que s’est-il passé ? Comment en est-on arrivé à une situation où une tête de gondole médiatique aux prises de position fascisantes se transforme en un potentiel candidat à l’élection présidentielle adulé par nombre de médias dominants ? Comment Zemmour vient-il s’installer sur les terres de l’extrême droite tout en contournant le Rassemblement national affaibli par sa récente défaite électorale et déstabilisé en interne ? C’est ce qu’analyse ici Stathis Kouvelakis en insistant sur la recomposition de cette extrême droite scindée en deux mais qui ancre en tout cas la

Grave attaque fasciste contre la CGIL

Depuis plusieurs semaines, le mouvement antivax et anti-pass sanitaire (le Green Pass) organisait des manifestations dans les principales villes italiennes, sur les mêmes thèmes qu’en France, dans la même confusion complotiste, portées par les mêmes forces au sein desquelles l’extrême-droite fascisante était très présente, sans toutefois avoir la même ampleur que les premières manifestations françaises. La situation s’est tendue le samedi 9 octobre, particulièrement à Milan et surtout à Rome, lors de manifestations regroupant chacune environ dix mille personnes. Ces manifestations étaient organisées à la veille de la mise en

Clémentine Autain : « On ne négocie pas avec l’extrême droite »

L’air du temps fait frémir. La planète étouffe, les pays pauvres n’arrivent pas à contenir la pandémie, un grand carnage social est en cours dans notre pays où l’on nous promet encore une nouvelle baisse des droits au chômage et à la retraite… Et pourtant, tout fonctionne comme si l’insécurité et le terrorisme étaient nos seuls problèmes. Bien sûr, celui ou celle qui affirmerait que les préoccupations autour de ces questions sont infondées ferait preuve d’une terrible irresponsabilité. Ce n’est pas la députée de Seine-Saint-Denis que je suis qui dira

Appel pour les libertés et contre les idées d’extrême droite, le 12 juin !

Depuis maintenant plusieurs mois, nous constatons un climat politique et social alarmant. S’allier avec l’extrême droite ou reprendre ses idées ne constituent plus un interdit. Les propos et actes racistes et sexistes au travail et dans la vie se propagent. Les attaques contre les libertés et les droits sociaux s’accentuent gravement. Dans ce contexte politique, économique, social et sanitaire les injustices explosent et génèrent une forte misère sociale. Plusieurs lois liberticides organisent une société autoritaire de surveillance et de contrôle qui empêcheraient d’informer sur des violences policières, déjà trop importantes.

Appel pour les libertés, contre les idées d’extrême droite

Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons toutes et tous que le climat politique et social en France, comme partout en Europe et dans le monde est de plus en plus imprégné́ par l’extrême droite et ses idées. Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, nous appelons à une réaction forte, unitaire et rassembleuse, pour réaffirmer notre combat commun contre l’extrême droite, ses idées, et toutes celles et ceux qui participent à sa propagation. De Bolsonaro à Trump en passant par Orban et Salvini,

Extrême-droite : la tentation des armes ?

La tribune publiée dans Valeurs actuelles, le jour anniversaire du « Putsch des généraux d’Alger » et signée par une vingtaine de généraux en retraite et « près d’un millier de militaires d’actives », pourrait être considérée comme une résurgence nostalgique de galonnés désœuvrés. Il s’agit en réalité d’un événement bien plus important et plus grave qu’il convient de prendre au sérieux et d’analyser avec attention. Quels sont les principaux thèmes abordés dans cette tribune ? Le mot clé en est le « délitement de la France. Délitement dû à l’antiracisme, à l’islamisme, à la haine